....... BALADE EN PAYS BERBERE

 

 

Vendredi 30 mars 2012, direction l’aéroport de Marseille, pour de nouvelles aventures, destination le Maroc  et plus précisément Marrakech pour un circuit d’une semaine en moto à travers l’Atlas, en pays Berbère.

14 joyeux lurons, 2 gazelles en 4x4, Sylvie et Patricia, 3 autres en motos, Laurence, Sophie et moi-même Pat, et notre harem de 9 mecs, Joël, Thierry, Lionel, Alain, Rachit, Pierre, William, Cédric, Luc, seul Joel notre GO, investigateur du projet, est en pays de connaissance.
Le samedi c’est journée culture à Marrakech, la perle du sud, Située au pied du Haut Atlas et aux portes du désert, avec plus d’un million d’habitant, c’est un ballet incessant de voitures, vélos, charrettes, motos, piétons, il faut jouer d’agilité pour trouver sa place dans ce trafic tumultueux. La ville est divisée en deux parties distinctes : la ville nouvelle avec l’avenue Mohamed V, palaces hôteliers et beaux magasins, et la Médina ou ville historique (dix kilomètres d'enceinte), nous la parcourrons en calèche au départ de la place Jemaa El Fna, avec son souk, ses charmeurs de serpent, une ambiance très colorée.
Le temps passe vite, déjà 18h, il faut aller récupérer les motos chez Loc 2 roues, des BM, F 650 GS mono et bicylindre et une 1200 GS, puis le 4x4 Mitsubishi pour l’intendance.

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Dimanche 1 avril : le convoi s’ébranle du relais de Marrakech, en direction du col Tizi n’Tichka ,2260 m, le ciel est menaçant, une pluie fine fait son apparition dans la montée du col, le froid et le vent sont aussi de la partie mais cela ne décourage en rien les vendeurs de minéraux et fossiles éparpillés tout au long de la route. Sur le versant sud, du soleil, la descente se fait par la vallée du Telouêt, ce qui aurait du être une piste est maintenant goudronnée, mais la route reste étroite et pittoresque avec quelques oueds. Un arrêt culturel à la Kasbah de Glaoui de Telouet, une forteresse impressionnante de la région du Sud Marocain. Le Glaoui de l'époque l'avait construite après s'être enrichi grâce aux ressources des mines de sel du village de Telouet entre le XVIII et XXème siècle. Des murs et des plafonds richement décorés pour une kasbah implantée en haut d'un petit village retiré où le temps semble s'être arrêté depuis longtemps. La route continue à serpentée vers la vallée de l'Ounila, qui était un point de passage traditionnel des caravanes reliant Marrakech au sud du Sahara, des villages accrochés à flan de montagne se fondent dans le paysage. Nous découvrons notre hôtel Defat Kasbat à  Aït-ben-Haddou, village émergeant de cette terre ocre et rose qui semble surgir d’un rêve, au pied d’un l’oasis verdoyant, tout autour, des collines dénudées, ici des films célèbres ont été tournés : Lawrence d'Arabie(1962); Le Diamant du Nil (1985) ; La Momie (1999) ; Gladiator (2000).

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Lundi 2 avril, nous devons rejoindre les gorges du Dadès par la piste de Toundout, Ait toumert et Bou Tharar. Une piste étroite, tortueuse en terre, quelques passages humides mais pas trop glissant, d’un coté un mur de roche de l’autre le précipice, je serre la falaise et oui, pas trop téméraire, un paysage montagnard, sublime, au détour d’un virage, un village, une bande de gamins nous entoure, on apprend que ce n’est pas la bonne piste, aie ! Demi tour, dommage je commencais juste à mis plaire! on nous indique un chemin mais pas praticable pour le 4x4 et à peine plus pour les motos, qu’importe c’est l’aventure, ici pas de touristes sauf nous… naufragés de l’Atlas… nous rejoindrons l’auberge des Peupliers à la tombée de la nuit, tajine et soirée Berbère au programme.

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Mardi 3 avril : après une soirée au son des djembés, le petit déjeuné avalé, remontée des gorges du Dadès, qui est en fait une rivière longue de près de 200 km (on en fera qu’une trentaine dans les gorges) situés entre le Haut Atlas et le Djebel Saghro, dont la moitié est située en zone montagneuse, à cette heure matinale le soleil n’atteint pas encore le fond du canyon, les yeux levés vers le ciel, on le devine à peine au dessus des 300 mètres de paroi rocheuses. Pour se rendre à  Agoudal, 40 kms de piste, mais là encore, pas de chance, la neige nous bloque impossible de passer, demi tour, ce qu’il y a de bien, c’est que l’on a des perspectives de paysages différentes, à l’aller et au retour ! Traversée de Tineghir, la route surplombe une palmeraie qui se déploie comme un serpent au milieu d'étendues désertiques, sur une distance de 20 kilomètres, avant de replonger entre les parois vertigineuses des gorges de Todra. Nous les traversons pour remonter sur le plateau en direction du col de Tizi Tirherhouzine (2700m), à Ait Hani, 30 kms avant le col, 3 autres motards en viennent, là bas c’est la tempête de neige, nous rebroussons chemin, chose courante maintenant, 5 téméraires décide de braver les éléments climatiques et de poursuivre (2 rentreront de nuit un peu en galère). La descente sur l’hôtel se fait sous la pluie, les oueds ont gonflés, mais on est déjà mouillés, alors ce n’est qu’une formalité !

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Mercredi 4 avril : cap sur le sud et avec le soleil, au fil des kilomètres la température augmente, nous quittons le haut Atlas vers Erfoud, une des dernières ville avant le désert, ici encore la piste ne veux pas de nous, le pont pour y accéder est fermé pour travaux et l’oued est en cru impossible de traverser. On longera les dunes par la route jusqu’à Merzouga, sous le regard évasif des dromadaires et des troupeaux de moutons. Les dunes de Merzouga, 150 m de haut, sculptées par le vent, avec leur sable orangé dont l’intensité change au gré de la lumière, offrent une vision du désert à laquelle il est difficile de résister et l’envi d’aller sillonner les abords des dunes est tentant même si je n’ai aucune expérience du sable ! J’emboite la roue de Lionel et d’Alain qui a Sylvie comme passagère, pas pour longtemps, je l’entends crier, elle profite de la présence du 4x4 pour remonter dedans et c’est Patricia qui prend sa place, il est vrai que ça part un peu dans tout les sens, pas évident de maitriser. Je me tiens à 100 m  derrière, histoire de voir comment il se débrouille devant, pas folle la guêpe. Oups ! La 1200 se couche mollement, on la relève, elle est lourde la bestiole ! Le soleil commence à baisser, les couleurs sont magnifiques, on décide de rentrer mais par la piste de tôle ondulée, plus rapide. Le soir à l’auberge de la Source un excellent couscous nous attend.

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Jeudi 5 avril : il parait que les levés de soleil sur les dunes sont magiques, 6h00 du matin on est sur le toit de l’auberge avec Cédric dit Bouzou, Laurence et Patricia nous rejoignent 20 mn plus tard, pas beaucoup de courageux ce matin et pourtant hier soir … il gèle, mais cela en vaut la peine, les photos parleront. Pendant 100 kms nous allons rouler dans un décor de far-west,  le djébel, avec ses paysages lunaires de plateaux, de pics, de canyons, des espaces immenses. Dans ce chaos de roches noires, les villages peu nombreux, se réduisent à quelques petites maisons entourées d’un bouquet de verdure, palmiers, amandiers, là ou l’eau coule, la vie fleurie. Sur la carte une piste longe la route on décide de la prendre mais avec un guide local, pour assurer le coup, sauf que même lui se trompe, c’est un enchevêtrement de pistes, tout ce ressemble, des cailloux, des oueds, du sable, bon la contrepartie du sable, c’est quand on couche la moto, souvent au ralenti,  il n’y a pas de casse. 2h00 plus tard, on reprend la route pour Zagora, encore une petite erreur d’aiguillage, mais on est là pour visiter après tout ! la route se fait tranquillement quand Pierre crève, enfin sa moto, au milieu de nulle part, le temps de démonter et de réparer, on assiste à un fabuleux couché de soleil, enflammant les couleurs ocre des montagnes. Le hic, c’est qu’il va falloir faire les 100 derniers kms de nuit, en sachant qu’au Maroc, les vélos, les charrettes n’ont pas de lumière et les piétons sont nombreux. Nous arriverons sans encombre à l’hôtel de la palmeraie à Zagora, après avoir juste faillis écraser 3 chiens.

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Vendredi 6 avril : aujourd’hui c’est le retour vers Marrakech par la vallée du Drâa En plein pays berbère, une petite incursion par des chemins étroits, dans la palmeraie, ici sont cultivé des figuiers, abricotiers,  palmiers, des petits champs de céréales, du blé, du henné, de la menthe, dans de petites parcelles séparées par des canaux d’irrigation. De Zagora à Ouarzazate, la route traverse les plateaux du djebel Tifemine, quasi désertiques, de la pierre brulée par le soleil et éclatée par le froid, une contrée hostile mais belle. On repasse le col de Tizi n’Tichka, il y fait 3°C, un thé à la menthe (le whisky Berbère) à Taddert et on se laisse glisser jusqu’à Marrakech. Tout le monde arrive en entier les machines aussi, juste une panne de batterie et 2 crevaisons.

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Ce fût 7 jours de dépaysement total à seulement 2h30 de Marseille, au gré des 1700 kms, nous avons connu  toutes les saisons, découvert les paysages des hautes montagnes de l’Atlas dont certains sommets culminent à plus de 4000 mètres, Merzouga nous a ouvert les portes du désert, une nature aride, hostile mais tellement belle, la vallée du Drâa nous à dévoilée la richesse de ses oasis, je retiendrai aussi l’accueil chaleureux de ses habitants et la bonne humeur du groupe.

Un grand merci à Djewel (Joël), pour le road et le choix des hôtels.

Patricia.

 

 

...........Joël..........................William.......................Pierre........................Cédric........................Luc.........................Sophie.......................Patricia

....Sylvie et Alain...............Lionel.........................Rachit......................Laurence..................Thierry.....................Patricia

 

 

 

....................................................................................................vidéo 1 ........................................vidéo 2

 

 

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