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Histoire d'épave : L ' OBERON (Sète)

 

Le navire : Obéron est le nom du roi des elfes, dans les récits du moyen-age; c'était aussi le nom d'un vapeur de 128 tx, du port de St Malo, doté d'une machine de 256 ch et appartenant à la compagnie : La Morue Française. Long de 28.50 m et large de 6 m, il avait été construit à Hull, chez Cook, Wetton and Gemmell, en 1886. D'abord utilisé à la pêche, l'Obéron, ex-Ariel, ex-Sailing terminait sa carrière comme caboteur, en très mauvais état d'ailleurs.

Le Naufrage : Dans la nuit du 17 au 18 février 1913, l'Obéron, allant de Marseille à Valence avec un chagement de morues, affroute la tempête d'est. Il vient de quitter Port-de-Bouc, où un incident, qui en dit long sur l'état du navire, vient de se produire: 2 matelots, nommés Capuro et Rossi, ont débarqué, considérant que leur existance y était en danger, du fait de la vétusté du bâtiment. Ces 2 Marseillais sont immédiatement remplacés. Plus tard, on sera qu'un essai de pompes, au départ de Marseille, avait permis de constater qu'elles ne marchaient pas. Vers minuit, au large de Marseillan, le navire prend l'eau sousl'effet des vagues. La salle des machines est déjà innondée. Le Capitaine Lafourcade, un Bordelais,sceptique sur la valeur de son navire, ordonne de faire fonctionner les pompes, qui refusent tout service. La dérive se poursuit. A l'aube, l'ancre est mouillée, la situation est désespérée. 7 hommes s'embarquent sur le canot de sauvetage. On les retrouvera tous noyés. Sur le navire, seuls restent le Capitaine et le 2 ème chauffeur, nommé Escalla. Les vagues submergeant complètement l'Obéron, ils sont contraints de se jeter à l'eau.Escalla perd de vue le Capitaine, retrouve le chef mécanicien qu'il voit se noyer sous ses yeux. Accroché à un youyou, le chaffeur dérive plusieurs heures. Il parvient à la côte et n'a pas le courage de se relever pour sortir de l'eau. Par bonheur, un ouvrier Italien l'aperçoit et le sauve. Sur 9 hommes d'équipage, 8 sont perdus.

L'Obéron aujourd'hui : les restes du navire gisent par 12 m de fond, en face du camping du Castellas, non loin de la tour du même nom, connus par les pêcheurs et les plongeurs sous le nom de morutier. Penché sur tribord, sur un fond de sable plat, l'orientation générale est sud-ouest, l'avant est le mieux conservé et pointe encore fièrement son étrave alors que l'arrière est plus ensablé. Les poulpes et surtout les congres ont en pris possession, certaines parois sont recouvertes d'alcyonnaires et de corynactis éclatantes de couleur , équilibre fragile.

 

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Histoire d'épave :LE PLANIER (Sète).

 

Le navire : un vapeur de la compagnie Fraissinet, construit en 1890 à Paisley (Angleterre), acheté en Espagne en 1897, le Planier, 42.67 m x 6.72 m, jaugeait 191 tx, 180 cv. Dans la nuit du 13 février 1901, il s'était échoué à Beauduc, par fort mistral. Une voie d'eau s'était déclarée dans la salle des machines. Secouru d'adord par le St Marc, puis par le Marius Chambon, il fut renfloué.

Le Naufrage : Le Petit Méridional du 4 Mars 1905 : Sète : Hier matin vers 5h45, à environ 500 m au large en face de l'épi, le vapeur La Marsa de la compagnie Touache, venant de Port-Vendres s'est heurté avec le Planier venant de Marseille. Le gouvernail de la Marsa a été brisé et l'arrière de ce bateau fortement endommagé. Le Planier a eu son avant crevé et, quelques instants après l'abordage cette partie a été submergée pendant que l'arrière se relevait, mettant à nu son hélice. La Marsa pratiquait aussitôt le sauvetage du Planier et faisait des signaux pour demander du secours. Les remorqueurs n°16 de la compagnie Chambon, le Balaruc de M.Pommier, le bateau pilote la Girelle se sont rendus sur les lieux et ont essayé de traîner le Planier. Malheuresement tous leur efforts ont été inutiles. l'arrière de ce bateau ayant plongé àson tour, par suite croit -on,de la rupture d'une cloison étanche. In peu avant 9h00, seul le haut des mâts émergeait de la mer. Le capitaine du Planier (le commandant Olivieri) à été blessé à la tête, le matelot Mazzachioci qui se trouvait à la barre a eu la jambe gauche fracturée par la roue du gouvernail. Le capitaine de la Marsa a établit son rapport de mer. l'enquête établira les responsabilités. On s'explique difficilement unpareil accident à pareille heure avec un beau temps et l'absence de brouillard.

Le Planier aujourd'hui : La jetée ouest du port de Sète est immense.ses agradissements ont épargné l'épave du petit cargo. Celle-ci se trouve à 300-400 m dans le sud de l'extrémité de la jetée sur un fond de 16-17 m et environ 12 m au point le plus haut. L'épave est en deux morceaux alignés et séparés d'environ 8-10 m. La proue dirigée vers Sète est verticale recouverte de corynactis ( anémones bijoux) au milieu desquelles avec un peu de chance vous apercevrai des cigales de mer, langoustes et crevettes. Le pont à disparu, et le treuil à chuté dans les fonds, ainsi que les écoutilles et autres superstructures. La partie arrière est recouverte d'huitres, terrain de jeu des pouples. Attention aux filets dans une eau souvent trouble.

Le club de plongée Aqua sète se fera un plaisir de vous y emmener tout autant que les conditions météo soient excellentes, la visibilité est souvent déplorable.

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Juin 2009 : lâcher d'Hippocampes dans l'étang de Thau
Novembre 2008 , une cinquantaine d'hippocampes mouchetés sont capturés accidentellement par un pêcheur de l'étang de Thau. Ceux-ci sont confiés au lycée de la mer à Sète. Ils passeront l'hiver en aquarium et seront étudiés par les élèves de BEP Cultures Marine en vue de leur réintroduction dans l'étang au printemps. Les 4 et 11 juin 2009, dans deux sites différents ils seront relâchés pour le plus grand bonheur des plongeurs et photographes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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